The Nightingale, de Jennifer Kent (2018)


[🇬🇧 Below]

N'ayant pas vu The Badabook, c'est avec un esprit vierge et à l'aveugle que j'ai découvert sur recommendation de Blind Girls (aptement nommé) The Nightingale de Jennifer Kent.

Ce rape & revenge d'une violence inouïe couplé à un propos décolonial constitue une expérience de cinéma comme nulle pareille. Mélangeant ainsi Western et politique, c'est un des rares films qui donne à voir la terre de Tasmanie, sa nature profonde et celleux qui la peuple depuis des dizaines de milliers d'années.

L'invasion des blancs est traitée de manière frontale mais sans manichéisme, la contamination par le mal se faisant certes par #tousleshommes mais portée par une personnage principale d'un immense courage et d'une résilience digne des meilleurs films d'horreur ou de genre. La présence des Aborigènes apporte un équilibre à l'ensemble.

Hybride et insoutenable, ce Rossignol convoque autant Kelly Reichardt, Antonia Bird que Steve McQueen. Une proposition puissante et essentielle.




Having not seen The Badabook, I discovered blank-minded and blindly Jennifer Kent’s The Nightingale, which was recommended by the aptly named Blind Girls.

An incredibly violent rape & revenge combined with decolonial text, the movie achieves a cinema experience like no other. Mingling western and politics, the film is a rare depiction of Tasmania, its profound nature and the population that has been there for millenia.

The white fellas’ invasive occupation is frontallly tackled but in a nuanced way, evil contamination vehicled by #allmen but carried by a female main character who’s immensely courageous and whose resilience is akin to the best genre or horror films. The Aborigenes’ presence conveys balance to everything.

Hybrid and unbearable, The Nightingale conjures up Kelly Reichardt, Antonia Bird and Steve McQueen. A powerful and essential cinema offering.

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